Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 23:46
Le ciment dans les plaines
Coule jusqu'aux montagnes
Poison dans les fontaines,
Dans nos campagnes

De cyclones en rafales
Notre histoire prend l'eau
Reste notre idéal
"Faire les beaux"

S'acheter de l'air en barre
Remplir la balance :
Quelques pétrodollars
Contre l'existence

De l'équateur aux pôles,
Ce poids sur nos épaulees
De squatters éphémers...
Maintenant c'est plus drôle

Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens !
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain !

Aux arbres citoyens
Quelques baffes à prendre
La veille est pour demain
Des baffes à rendre

Faire tenir debour
Une armée de roseaux
Plus personne à genoux
Fait passer le mot

C'est vrai la terre est ronde
Mais qui viendra nous dire
Qu'elle l'est pour tout le monde...
Et les autres à venir...

Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens !
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain !

Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens !
Il est grand temps qu'on s'oppose
Un monde pour demain !


plus le remps de savoir à qui la faute
De compter la chance ou les autres
Maintenant on se bat
Avec toi moi j'y crois

Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens !
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain ! 

Yannick Noah
Par DELSHA - Publié dans : Musique - textes qui m'inspirent
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Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 23:38

Let's think of the good things
Instead of all the bad
We mustn't give into
A world that's going mad
So hold on, we can survive
We've got to keep the spirit
Of destiny alive
Just say that we can if we try

Like the rivers need the mountains
Just like the flowers need the rain
Pleasure need the pain
However far away it seems
I'm dreaming for a world
In perfect armony


And we've got to face it
There's nowhere left to hide
(but we need) a determination
To change the wrong to right
The future's a baby born
Looking for us for strength
To keep it from harm
You know we'll succeed if we try

Like the rivers need the mountains
Just like flowers need the rain
Pleasure need the pain
How ever far away it seems
I'm dreaming for a world
In perfect harmony

Don't let your dreams escape
The future's ours to shape

 
Kim Wilde / Rick Wilde

 

Pensons aux bonnes choses au lieu des mauvaises. Nous ne devons pas tomber dans un monde qui devient fou. Alors, nous pouvons survivre Nous devons garder à l'esprit celui de notre destinée. Disons que si l'on veut on peut .Tout comme les rivières ont besoin de la montagne, les fleurs ont besoin de la pluie, le plaisir a besoin de la douleur, aussi inatteignable qu'il paraisse être, je rêve d'un monde en parfaite harmonie. Il faut s'y faire, Il n'y a nulle part où se cacher, nous avons besoin de détermination, afin de changer le mal en bien, le futur d’un nouveau né. Trouver la force d’empêcher de nuire. Vous savez que nous réussirons si nous essayons. Tout comme les rivières ont besoin de la montagne, comme les fleurs ont besoin de pluie, le plaisir a besoin de douleur .Aussi inatteignable qu’il paraisse, je rêve d'un monde en parfaite harmonie.

Ne laissez pas vos rêves s’échapper, c’est à nous de construire l’avenir

Par DELSHA - Publié dans : Musique - textes qui m'inspirent
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Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 23:10

Pourquoi Monsanto ?

A l’heure où plus de la moitié de la planète meure de faim, que les économistes nous alarment avec la flambée des prix des matières premières (des céréales), que les écologistes sonnent le glas des risques de l’utilisation abusive de pesticides, que les associations anti-OGM et autres réclament le faire-valoir due principe de précaution (c’est le droit de dire : je ne veux pas être un cobaye), refusé par les Etats-Unis, les multinationales de l’agroalimentaire, et plus particulièrement la société MONSANTO, tisse sa toile de tous les dangers.

Derrière une façade « humaniste » (nourrir les pauvres), le leitmotiv de ses dirigeants est : Comment faire encore plus de profit. L’argent à tout prix, y compris la vie de millions d’humains.

 

En bref, Monsanto c’est quoi ?

  • le Roundup,
  • Terminator
  • Viêt-Nam => l’Agent orange de Monsanto tue encore aujourd’hui au Viet Nam
  • Soja transgénique => Monopole mondial
  • Pratiques déloyales (lobby)
  • Accords douteux => avec la firme BASF (déjà présente dans l’Allemagne nazie)

 

Monopole du brevet

Anti et pro-OGM côte à côte contre Monsanto

Un brevet divise les géants de l’industrie OGM

L’Office européen des brevets (OEB) doit statuer les 6 et 7 mai prochains sur la validité d’un brevet concernant la fabrication du soja génétiquement modifié. Un brevet que Monsanto, n°1 mondial du soja OGM, a contesté pendant deux ans, avant de le racheter en 1996. Un brevet aujourd’hui contesté à la fois par des associations anti-OGM et par les concurrents de Monsanto.

Enregistré sous le numéro 301749, le brevet sur lequel l’OEB doit se prononcer le 7 mai 2003 est l’un des plus célèbres du monde de l’agriculture biotech. Il concerne la fabrication du soja transgénique par la technique dite du "canon à gènes".

Couramment employée par l’industrie des OGM, cette technique consiste à bombarder les cellules de la plante qu’on souhaite modifier par des billes métalliques entourées des gènes qui vont lui être ajoutés.

Le brevet européen n°301749 a été délivré en 1994 à la société Agracetus. Il concerne toutes les variétés de soja génétiquement modifiées (quels que soient les gènes insérés).

Alliance contre-nature ?

Aussitôt après la délivrance du brevet, en 1994, Monsanto a déposé une plainte auprès de l’OEB pour tenter de le faire invalider. Dans un rapport de près de 300 pages, les avocats de Monsanto critiquaient notamment la méthode scientifique employée par les chercheurs d’Agracetus ainsi que le peu de nouveautés apportées par la technique d’Agracetus.

La même année, les associations écologistes se lançaient elles aussi dans la bataille juridique. En décembre 1994, l’ETC, une association canadienne qui lutte pour le maintien "de la diversité culturelle et écologique", portait plainte contre ce brevet qu’ils jugeaient "techniquement défectueux et moralement inacceptable".

Mais en avril 1996, Monsanto a acheté Agracetus et son brevet. Plus question, dès lors, d’en mettre la valeur en doute. Aujourd’hui, le géant des céréales OGM doit défendre devant l’OEB le brevet qu’il dénonçait il y a neuf ans devant la même instance.

Aujourd’hui et demain, les membres de l’OEB entendent, dans le camp des opposants à Monsanto, les arguments des sociétés Syngenta et Dupont, concurrents de Monsanto, ainsi que ceux des représentants d’ETC, soutenus par Greenpeace.

Une situation paradoxale qui fait sourire Eric Gall, conseiller politique de Greenpeace Europe : "Pour une fois, nous nous retrouvons côte à côte avec des représentants de l’industrie des OGM". Mais, pour Eric gall, l’alliance s’arrête là : "Nous n’avons pas les mêmes arguments : Novartis et Dupont défendent leur part du gâteau, nous dénonçons les conséquences des brevets sur le vivant."

Quasi-monopole

L’enjeu économique est de taille pour Syngenta et Dupont. Le maintien du quasi-monopole de Monsanto sur le soja OGM importé en Europe dépend de la décision de l’OEB. En 2002, Monsanto a fournit près de 90 % du soja transgénique à l’Europe.

Quant à ETC et Greenpeace, ils comptent profiter des auditions de l’OEB pour faire entendre leurs arguments contre le système des brevets sur le vivant. Eric Gall affirme : "Nous pensons que le système des brevets, qui devrait protéger les petits inventeurs, profite en fait aux multinationales. Ce système conduit à un monopole des ressources génétiques. De plus, à force de breveter toutes les étapes des processus de fabrication, dans l’informatique comme dans la génétique, on va finir par bloquer l’avancée de la recherche".

Les auditions prennent fin demain, mercredi 7 mai. La décision de l’OEB devrait suivre dans les prochains jours.

Anne Lindivat

Le communiqué d’ETC:
http://www.etcgroup.org/article.asp...

L’Office européen des brevets:
http://www.european.patent-office.org

L’Europe annule le brevet d’un maïs OGM (Transfert.net):
http://www.transfert.net/a8522

Monsanto et TERMINATOR (Technology protection System)

 

MONSANTO

Monsanto est la plus grande entreprise agro-alimentaire mondiale. En fait, c'est le deuxième fabriquant mondial de produits agrochimiques et l'un des plus grands semanciers.

Cette entreprise est la créatrice de la technologie "Terminator" qui lui permet de brasser des millions de dollars.

Comment cette entreprise est-elle devenue aussi puissante ?

Pour répondre à cette question nous étudierons tout d'abord les origines et le développement de Monsanto, puis nous verrons ce qu'est "Terminator".

Monsanto chemical company fut créée en 1901 par John Francis Queeny, un chimiste autodidacte. Son siège se trouve à St Louis.

En 1920, c'est le plus gros producteur d'acide sulfurique et autres produits industriels de base. Son industrie est donc d'ordre chimique.

En 1940, elle centre ses activités sur les matières plastiques et synthétiques.

Monsanto a commencé à avoir affaire aux dioxines à la fin des années 40. De nombreuses personnes de l'usine tombent malades mais Monsanto dissimule les preuves. Il faut attendre 1957 pour identifier la dioxime comme responsable.

Monsanto est le créateur du Roundup, un herbicide au glysophate. Il représente un sixième des ventes annuelles de l'entreprise. Une grande campagne de publicité montre le Roundup comme "l'herbicide ultime". Cette campagne est très controversée et Monsanto subira un procès pour publicité mensongère : en effet, le Roundup n'est pas aussi bénin que le laissait croire la publicité.

Monsanto poursuit exactement les mêmes pratiques douteuses pour la promotion agressive de ses produits transgéniques de l'hormone de croissance bovine HCBr (destinée à augmenter la lactation des vaches), au soja modifié pour résister au Roundup, en passant par des variétés de coton résistant à certains insectes.

Cependant il a fallu faire accepter à la F.D.A la HCBr. Un vétérinaire de la F.D.A. a déclaré que Monsanto et la F.D.A. ont caché des données qui montraient les effets néfastes de l'hormone sur les vaches laitières.

Malgré cela, la F.D.A. donne le feu vert à Monsanto pour commercialiser la HCBr en 1994. L'année suivante, beaucoup de problèmes apparaissent (en plus des 21 risques pour la santé que Monsanto est déjà tenu de citer sur les emballages) : un grand nombre de vaches laitières meurent spontanément, la fréquence des infections mammaires est élevée,.... Une bonne partie des éleveurs qui ont essayé HCBr ont dû renouveler leur cheptel.

Monsanto laisse donc de côté ce projet et attaque le développement de la technologie "Terminator".

Monsanto est l'entreprise agro-alimentaire américaine qui s'est fait connaître grâce à la mise en place de "Terminator". C'est cette multinationale qui a créé le gène "Terminator".

En fait "Terminator" est le nom donné au brevet créé par les Américains pour le maïs transgénique mais celui-ci est péjoratif. Le vrai nom du brevet est Technology Protection System. Grâce à ce brevet les semenciers vont s'assurer le contrôle total du vivant et surtout il permet un grand développement industriel où le sort et les droits des agriculteurs sont de plus en plus négligés.

Le blé a résisté longtemps à l'hybridation lucrative mais c'est en train de changer car récemment (début 2001) Monsanto débordait d'éloquence à propos d'un nouveau blé hybride. De plus le blé représente la plus grande surface cultivée de la planète ; l'émergence d'un monopole sur cette culture avec la création d'hybride serait une véritable aubaine pour Monsanto. La cible de Terminator est les agriculteurs des pays du Sud car ils vont pouvoir les exploiter plus facilement vu qu'ils sont pauvres et avec de mauvaises cultures. La société compte mettre assez de graines dès les premières années pour couvrir 405 millions d'hectares. Et selon cette société américaine, la valeur de la technique Terminator peut atteindre 4 dollars par hectare dans le cas des cultures maraîchères haut de gamme et le brevet pourrait donc valoir 1 milliard de dollars.

La technique Terminator se fonde sur l'insertion dans le génome d'un mécanisme de suicide déclenché par un stimulus externe spécifique et le résultat pour la génération suivante est l'auto-destruction par auto-intoxication. Il peut y avoir aussi un autre bilan mais le résultat final sera obligatoirement une graine morte à l'autre génération.

En fait "Terminator" consiste à stériliser les semences transgéniques car une fois que la plante, comme la maïs, a été cultivé, ses graines ne peuvent plus germer donc il ne peut plus ressemer une partie de sa récolte. Il faut donc renouveler tout son stock de graines pour pouvoir ressemer. Cette technologie va donc permettre à l'entreprise qui a mis en place ce plant transgénique de s'enrichir et donc les PE.D qui l'ont cultivé vont se retrouver forcément dépendants de cette entreprise. La grande multinationale va donc avoir le monopole.

La multitude des gènes de "Terminator" risque d'introduire de nouvelles toximes et des allergènes dans l'alimentation des animaux et des êtres humains. Mais aussi "Terminator" protège les grandes sociétés et multinationales en risquant la vie des gens. C'est de la malhonnêteté.

Il n'y a aucune raison de mettre en péril la sécurité alimentaire des plus pauvres en jouant à la roulette génétique dans les champs. Que "Terminator" devienne opérationnel ou demain, il signifie la guerre biologique contre les agriculteurs et la sécurité alimentaire !

"Terminator" n'a pas tout de suite été actif mais l'esprit de l'enrichissement était déjà présent beaucoup plus tôt. Comme pour les petits agriculteurs américains qui avaient l'obligation de signer un contrat où ils n'utiliseraient pas l'herbicide de Monsanto et où ils seraient obligés de ne replanter aucune semence. Ceci va bien entraîner une dépendance envers Monsanto et aussi un marché ou le monopole de cette multinationale agro-alimentaire.

"Terminator" présente un autre inconvénient majeur car grâce à une sorte d'interrupteur il peut réveiller ou endormir certains caractères. En fait on peut travailler sur des plants ou des semences dont la maladie serait programmée et serait au début indécelable par l'homme puis au cours du temps et avec la présence de certains produits, elle pourrait être détectée. Cela montre qu'au moment de la consommation des plants, la maladie n'aurait pas été détectée alors qu'elle était bien présente.

Bibliographie

La recherche 337 (décembre 2000)

Sciences et avenir (mai 1999)

Alternatives économiques 173 (septembre 1999)

Cahier de sciences et vie (octobre 2000)

www.transnationale.org/sources/alimentation/transgénique - ecolo1.htm

Julien VERONESE, Clément FRITZ

Voir documentaire diffusé sur Arte : OGM, L’horreur ! Réveillez vous avant….

Disponible sur dailyMotion : http://www.dailymotion.com/comments/video/xrn35_ogm-lhorreur-reveillez-vous-avant_events/3

Rôle des fonds (pensions, equity funs, etc…) qui investissent massivement dans l’agriculture commerciale…et soutien la « poule aux œufs d’or).

Argentine (Formosa) en conflits avec la firme MONSANTO

Cultures OGM(Soja Transgénique)  : Une menace sur la sécurité alimentaire (MONSANTO – CARGILL)

Une plaie pour l’Argentine. Hectares de forêts transformés en charbon puis transformé en champs transgéniques. Car l’argent du soja permet de contourner les lois, les règles. (comme argent de la coca en Colombie)

 

Non aux OGM, soutenir l’action (grève de la faim) de José Bové. La France et l’Europe doivent INTERDIRE l’utilisation des OGM. La communauté internationale (soutenue par la F.D.A.) doit sanctionner les firmes responsables telles que MONSANTO et CARGILL

 

 

 

 

 

Venezuela : les multinationales ouvrent la voie à la culture des transgéniques

Etat de Portuguesa, Venezuela. Désinformation, manque de surveillance et bonne propagande, tels sont les éléments qui ont favorisé les multinationales productrices de semences génétiquement modifiées pour préparer le terrain de la production de transgéniques au Venezuela. Les producteurs assurent que des expériences avec du maïs transgénique ont déjà eu lieu. La campagne vénézuélienne est toujours menacée par les intérêts des industries productrices de semences génétiquement modifiées.

par Claudia Jardim

15 décembre 2004

En avril de cette année, alerté par un dirigeant brésilien du mouvement Vía Campesina sur les projets de la multinationale Monsanto de cultiver du soja transgénique dans le pays, le président de la République, Hugo Chávez, a interdit l’utilisation de transgéniques dans la production agricole. La déclaration du président a été applaudie par les mouvements sociaux et paysans de tout le continent qui luttent contre la domination des multinationales dans l’agriculture. [1]

Cependant, en dehors du discours du président, rien n’a été fait. Aucune loi ni aucun décret n’a été étudié afin d’interdire ou de réglementer l’utilisation des transgéniques dans le pays. Comme cela s’est passé au Brésil sous le gouvernement de Cardoso. Quand la plantation illégale dans les champs de l’état du Río Grande do Sul a commencé, le ministère de l’agriculture et des terres (MAT) n’a pas surveillé la production ni l’entrée de semences en provenance des Etats-Unis et d’Argentine (respectivement les premier et deuxième producteurs mondiaux de transgéniques).

Le président de l’Institut national d’investigation agricole (INIA), Prudencio Chacón, affirme que 70% des semences vénézuéliennes sont importées et admet qu’il n’existe pas de contrôle douanier pour l’entrée des semences. « Il est probable que, comme dans d’autres pays, les semences entrent en contrebande, mais nous n’avons aucun contrôle  » dit-il.

Le manque d’équipements capables de détecter les transgéniques est un des facteurs qui empêchent cette surveillance. « Nous n’avons pas d’équipement. Pour avoir des preuves, nous devrions engager une entreprise privée et cela revient très cher », affirme Jesús Ramos Oropeza, directeur général du Bureau national de la biodiversité biologique du ministère de l’environnement.

Oropeza, qui fait partie de la commission qui discute du projet de loi sur les biotechnologies, dit que des débats ont lieu afin d’évaluer les conséquences des organismes génétiquement modifiés (OGMs) sur l’agriculture avant qu’un cadre légal soit décidé. Pendant que l’on attend l’élaboration d’une loi, l’Etat se base sur le principe de précaution prévu dans le protocole de Carthagène dont le Venezuela est signataire. « Nous ne savons pas encore si cela est bon ou mauvais. Ce qui est sûr, c’est que les transgéniques vont à l’encontre de la logique du gouvernement parce qu’ils génèrent une dépendance  » assure-t-il.

Pendant que le cadre légal est débattu, les multinationales Cargill, Monsanto et Pioneer -trois des cinq entreprises qui contrôlent le marché mondial de semences- et qui contrôlent le marché vénézuélien de la vente de semences hybrides (stériles), sont toujours plus présentes dans le pays. La Dekalb, une des représentantes de Monsanto, sponsorise l’équipe junior de base-ball : les « Criollitos ». En Argentine, la Deklab produit du maïs transgénique.

En accord avec le président de l’Association des producteurs ruraux de Portuguesa (Asoportuguesa), les multinationales cultivent déjà des semences génétiquement modifiées. «  Les transgéniques existent déjà, ils sont expérimentés dans une grande discrétion » affirme Juan Palacios. «  Tant les vendeurs que les agriculteurs disent que Monsanto expérimente déjà du maïs transgénique » répète l’agronome de l’association, Orlando Villegas.

Les représentants du gouvernement comme les producteurs n’écartent pas la possibilité qu’il existe des plantations illégales dans le pays. « La seule garantie que nous ayons que les semences ne soient pas transgéniques est la parole de l’entreprise. Certifier les semences rend l’importation encore plus coûteuse  » déclare Jorge Alvarado, dirigeant général de Fedeagro.

Selon la loi sur les semences, toutes les demandes d’expérimentation avec des transgéniques doivent être déposées au ministère de l’environnement (MMA, sigles en espagnol) qui doit certifier l’innocuité biologique de l’expérimentation. Le représentant du MMA, Jesús Ramos Oropeza, assure qu’aucune demande pour la réalisation d’expériences n’a été déposée au ministère. « Personne n’a demandé d’autorisation, mais comme nous n’avons pas de système de surveillance, personne ne peut affirmer qu’il n’en existe pas  » dit-il.

Lors de la réalisation de ce reportage, nous avons tenté de consulter Monsanto pour que l’entreprise commente ces affirmations mais nous avons été informés par son porte-parole que Monsanto n’était pas présente dans le pays.

Ceci n’est pas la première dénonciation de soupçons surl’existence de cultures illégales de transgéniques dans le pays. Des enquêteurs de la Red de Acción y Alternativas al Uso de Agrotóxicos en Venezuela (Rapalve) soupçonnent que le « Projet Coton », créé récemment par le ministère de l’agriculture et des terres, suppose l’utilisation de semences transgéniques de Monsanto, qui aurait donc déjà commencé des expérimentations dans les campagnes du pays.

Une campagne dans les campagnes

La stratégie utilisée dans des pays comme l’Argentine, le Brésil et la Colombie pour convaincre les agriculteurs d’adopter des transgéniques a aussi été un succès au Venezuela. Dans l’état de Portuguesa, un des plus grands producteurs de maïs du pays (base du régime alimentaire de la population) et une grande partie des producteurs sont convaincus des supposés bienfaits des organismes génétiquement modifiés (OGM). « Nous sommes biologistes, mais l’information que nous avons en provenance d’autres pays, c’est que nous pouvons baisser les coûts de production. Nous sommes prêts à essayer  » affirme Juan Palacios. Le président de Asoportuguesa, qui dit suivre de près les discussions sur les transgéniques dans le pays, appuie la libération de la culture de semences génétiquement modifiées. « Les entreprises étrangères disposent d’une technologie plus avancée et dominent la production mondiale de maïs. Nous ne pouvons pas arrêter cette technologie  » soutient-il.

Pour le gérant général de la Confédération nationale des associations de producteurs agricoles (Fedeagro), un autre facteur en faveur de cette culture serait la réduction des coûts de production. « Nous sommes pour parce que l’environnement est fort dégradé par l’usage des agro-toxiques. Avec les transgéniques nous pourrions réduire l’usage d’herbicides et augmenter la production  » affirme Alvarado.

Au contraire de ce qu’affirment les producteurs vénézuéliens, l’histoire de l’Argentine voisine qui a servi de laboratoire aux OGM en Amérique latine, révèle que la productivité et l’économie ne font pas partie de l’équation de la culture des transgéniques. La capacité de production du pays se réduit à chaque nouvelle récolte.

C’est la même chose en ce qui concerne l’usage des herbicides puisque l’on doit maintenant en utiliser de plus grandes quantités qu’au début dans le cas du soja et du maïs transgéniques. Ces deux facteurs ont entraîné plus de frais et une plus grande pollution des eaux (des nappes phréatiques) et des sols, qui perdent en fertilité.

Les spécialistes comparent le gliphosate, base de l’herbicide utilisé dans la culture des transgéniques, au célèbre agent orange, puissant herbicide utilisé par les Etats-unis pendant la guerre du Vietnam et responsable de la mort de milliers de personnes et de malformations physiques. En Colombie, la version de l’agent orange commercialisée par Monsanto est le Roundup Ultra, utilisé pour les fumigations des plantations de coca et par lesquelles des milliers de paysans sont contaminés.

Contradiction

En dépit du fait que le gouvernement de Chávez défend une position claire contre le monopole des multinationales dans différents secteurs de l’économie, et particulièrement en ce qui concerne l’alimentation, les actions menées par le ministère de l’agriculture vont à contre courant de la logique de la Révolution bolivarienne. En accord avec Asoportuguesa, 98% des semences de maïs importées dans le pays sont hybrides et 70 % de celles-ci proviennent d’entreprises étrangères. Ce qui signifie que la majorité des producteurs ont déjà accès aux semences contrôlées par les multinationales.

C’est une des raisons qui pourrait pousser Orlando Nardini, producteur, à cultiver des transgéniques. Nardini raconte qu’il a été convaincu des avantages des transgéniques quand il s’est rendu au Brésil pour acheter du matériel agricole. «  Il m’ont emmené voir une hacienda à No Me Toque (état du Río Grande do Sul) de Monsanto et cela m’a plu  ».

Ce qu’ils n’ont pas raconté à Nardini c’est que, en plus de devoir acheter les semences, les agriculteurs doivent aussi payer des droits pour l’utilisation de la technologie développée par la multinationale comme cela est arrivé aux producteurs brésiliens qui avaient planté illégalement du soja transgénique dans le Río Grande do Sul. Monsanto, qui a obtenu le brevet mondial de soja transgénique à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), fera payer aux agriculteurs brésiliens près de 0,40 dollars US par sac.

Le président de l’INIA, Prudencio Chacón, qui considère que l’aspect économique est un des plus préoccupants dans l’adoption des transgéniques, admet les erreurs du gouvernement sur ces aspects et considère qu’il n’est pas possible d’exiger des agriculteurs qu’ils produisent des variétés de semences si l’état ne leur offre pas d’alternatives. « Nous ne pourrons pas nous battre avec les multinationales si nous ne garantissons pas l’accès des producteurs aux semences  » affirme-t-il.

Souveraineté alimentaire et agro-business

Le contrôle des multinationales sur la production de semences dans le monde va de pair avec le modèle agro-industriel de production. Les entreprises productrices de semences ne sont pas intéressées par la culture sur de petites parcelles. Il faut une grande production mécanisée pour que la production soit rentable pour les industries qui font des bénéfices sur les ventes liées aux semences et aux herbicides.

Ce modèle défendu par l’agro-industrie des transgéniques comme une des alternatives pour en finir avec la faim dans le monde a été responsable de l’expulsion de milliers d’agriculteurs qui se voient obliger de quitter les campagnes que ce soit par l’émergence d’un conflit pour la possession de la terre (à cause de l’expansion violente des grandes propriétés fortement mécanisées) ou par manque de conditions de production. En Argentine, on estime qu’au moins 300.000 petits producteurs ont été expulsés de leurs terres et font partie aujourd’hui des poches de misère que l’on trouve dans tout le pays.

La menace sur la biodiversité est une autre conséquence de l’adoption de semences génétiquement modifiées. La production de maïs transgénique dans les campagnes mexicaines a eu pour conséquence l’élimination de pratiquement la totalité des semences créoles, originaires du pays. Le risque de contamination avec le maïs est assez élevé parce qu’il s’agit d’une semence 100 % pollinisable : le pollen est transporté par le vent sur de longues distances, provoquant la contamination des cultures conventionnelles.

« La réduction de la diversité génétique signifie une limitation des possibilités d’un régime alimentaire riche et varié. Cela menace la production alimentaire, l’augmentation des revenus, la capacité à surmonter les obstacles environnementaux et l’organisation des écosystèmes  » affime l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) dans son dernier rapport sur la sécurité alimentaire.

Au Venezuela, même si le président Chávez défend la conquête de la souveraineté alimentaire et le développement de la petite agriculture, dans la pratique les choses sont différentes. Le directeur général du Bureau national de la diversité biologique du ministère de l’environnement, Jesús Ramos Oropeza, affirme que le peu de pratique d’un modèle agricole durable a contribué à la réduction de la biodiversité dans le pays. « Même sans avoir utiliser les transgéniques, nous avons réduit la diversité des semences à cause de pratiques agricoles productivistes  » dit-il.

En attendant, le ministère de l’agriculture et des terres (MAT) nous a montré qu’il prétendait changer la logique de production. Alors que l’on attend la récupération de 8.646.217 hectares de terre, propriété de l’état, pour la réforme agraire et le développement de coopératives agricoles, le modèle « productiviste » est celui qui tend à être adopté. Pour Franco Manrique, du Comité des terres urbaines et de la coordination Rapalve, le « plan de culture » annoncé par le MAT continue à privilégier les grands producteurs.

Selon l’Institut national d’investigation agricole (INIA), le projet de création d’un programme national de production de semences devrait réduire de 25 % les importations. Ce qui signifie qu’une grande part des variétés utilisées pour le programme agricole vénézuélien ne seront pas produites dans le pays.

« Il y a une série de contradictions dans ce processus. La solution consiste à produire nos propres semences et à développer l’agriculture en faveur des petits producteurs afin de pouvoir garantir notre souveraineté alimentaire  » affirme Manrique, qui a reproduit des semences de légumes dans de petites coopératives dans l’ouest du pays à partir de techniques apprises des paysans du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) brésilien. « Je crois que nous pourrons aussi faire la révolution dans l’agriculture » affirme-t-il.

Notes:

[1] Voir à ce sujet : Jason Tockman, Le Venezuela interdit les semences transgéniques, RISAL / Venezuelanlysis.com, avril 2004. (ndlr)

 

En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations ci-dessous:

Source : Alia2 (http://www.alia2.net),

Traduction : Anne Vereecken, pour RISAL (http://risal.collectifs.net).

Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du Réseau d'Information et de Solidarité avec l'Amérique Latine (RISAL).

Par DELSHA - Publié dans : Multinationales
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Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 22:51

“Look, war in this country has become an end in itself. As long as men can wield guns and take power for themselves by force they will always find a reason to keep on fighting. Men with guns.” Cette phrase, dont je n'ai pas retenu l'auteur, évoque la situation en Colombie, et elle pourrait tout aussi bien faire allusion à n’importe quel autre pays en guerre depuis des décennies.

Combien de temps encore va-t-on continuer à fournir des armes aux hommes ? N’est-ce pas suffisant de voir que la guerre est devenue une raison de vivre pour une majorité d’hommes : En Colombie, en Israël/Palestine, en Tchétchénie….et probablement demain en Irak, en Afghanistan, sans parler de tous ces pays d’Afrique où les fusils ont remplacé les bras des mères autour du cou de leurs fils !!

Au nom de quoi ? Certains ne le savent même plus, ils sont nés avec la guerre, avec la haine de l’autre, donc ils détestent par principe, ceux de l’ »autre camp ». Ces guerres ne sont pourtant pas les leurs, elles sont souvent nées de l’idéologie d’un petit nombre, soutenue certes par un plus grand (nombre). Derrière chacune de ces guerres, l’origine prend sa source avec le pouvoir, la drogue, la corruption, les affaires ou l’accès aux matières premières (or, gaz, pétrole, etc)…. Ou plus « communément » encore d’une idéologie religieuse.

Or, en y regardant de plus près,  la religion n’est qu’une excuse, elle n’en est ni la cause et encore moins la raison profonde. Elles sont là pour diviser les peuples, leur faire prendre « parti », et cacher d’autres vues à l’opinion publique, dont nous faisons partie. Au même titre que la « recherche de démocratie » ou le « respect des droits de l’homme », ne sont que des arguments « médiatiques », puisque depuis l’origine même de chacun de ces conflits, la condition de vie de la population civile (et notamment des femmes, des enfants et des personnes âgées) a été complètement secondaire, quand tout simplement occultée. Il suffit pour s’en rendre compte de se rappeler les propos tenus par Madeleine Albright : "Oui, c'est un fort prix à payer, mais ça en vaut le coup". Réplique pratiquement célèbre de Madeleine Albrigt, lorsque la journaliste de 60 minutes lui demandait : "Les sanctions que nous imposons à l'Iraq auraient causé la mort d'environ 500 000 enfants à ce jour, est-ce que ça en vaut le prix ?" .

De combien de génocides devrons nous encore nous « laver »… sauf si effectivement, nous admettons que certaines vies valent plus que d’autres. Et dans ce cas, il serait légitime de se poser la question : De quel droit ?….certainement pas celui issu de la déclaration des « droits de l’homme ».

 

Derrière chacun de ces conflits, de ces guerres ou « guerillas », dont on ne se souvient plus toujours de l’origine (comme c’est le cas en Colombie et probablement pour nombre de jeunes générations qui n’ont connu que ça), il y a à la base des enjeux politiques, économiques et financiers. Trois secteurs porteurs de « devoirs », de « droits », de « lois », de « morales » et de « valeurs » et qui pourtant se retrouvent aujourd’hui fort à mal de gérer leurs propres problèmes (ralentissement de la croissance, dettes publiques, paupérisation, crise de crédit, et dégradation de l’environnement du à une production intensive afin de maintenir une consommation de masse, famine, maladies, etc).

Ces vecteurs mêmes qui prônent la liberté, le succès, le développement ne savent pas ou plus comment gérer le retour du boomerang, les fils se sont emmêlés, les chiffres ne répondent plus aux données. Certains continuent de faire « bonne figure » en espérant gagner, gagner plus de pouvoir, plus d’argent ou tout simplement gagner du temps…D’autres sont convaincus qu’ils pourront continuer comme ça, car la « masse » ne réagit pas ou plus et qu’ils ont les moyens (financiers, étatiques ou autres) de continuer ainsi.

A l’heure où on nous assène de petites phrases récurrentes en faveur de la Démocratie et des « droits de l’homme », que fait donc cette élite de tous les pouvoirs, pour rétablir l’ordre, sauver ce qui se perd chez nous, pour réinstaurer l’équilibre qu’ils ont soit laisser choir, soit soutenu (de manière directe et indirecte) dans tous ces pays, qui sonnent pour une majorité d’entre nous comme  « lointains », « sous développés » et même « barbares » ?

Qui se soucie du Timor Oriental, du Soudan, des Kurdes, des Afghans, des Palestiniens, des Haïtiens, des Irakiens, et de toutes les autres victimes de notre silence collectif.

Nos ancêtres auraient-ils fait la révolution et édité les « droits de l’homme » juste pour en arriver là, deux siècles à peine plus tard ?

On nous rappelle l’histoire, celle même avec un grand « H »,  celle de la honte, celle du déshonneur, et on pille et spolie le sens même (on ôte l’essence même) de l’histoire de toute l’humanité, celle des démocraties, celle de la Démocratie et celle des droits de l’homme. Nos ancêtres ont ouvert une voie, ont posé les fondations, à nous de bâtir notre futur, à nous de créer cette humanité…et ce n’est certainement pas par l’argent facile (et la spéculation), par la corruption des pouvoirs (aussi bien privés, que public et médiatiques) ou par la guerre (avec ses ventes d’armes et ses commerces « prohibés ») que nous accomplirons cette mission universelle, bien au contraire.

Il ne s’agit pas, il ne s’agit plus d’être les uns contre les autres, de savoir qui a tort ou qui a raison, ni de prôner l’individualité, il ne s’agit pas d’étiquette de gauche ou de droite, ni de savoir si nous sommes capitaliste ou pas…Il s’agit de nous, de NOUS tous, de la vie et de l’avenir. Il s’agit de préserver l’héritage historique, culturel qui nous a été confié, et que nous devons à notre tour léguer aux jeunes et futures générations.

Si nous pouvions nous arrêter un instant juste pour penser l’avenir, et nous concentrer sur l’essentiel….

 

 

Par DELSHA - Publié dans : Reflexions - Communauté : (Re)pensez le monde
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 22:19

Bonsoir à tous…il y a des pensées que l’on écrit et certaines que l’on aimerait partager, c’est le cas ce soir.

Aujourd’hui j’ai déjeuné avec un des clients de la banque. Nous avons abordé différents thèmes, bien évidemment les marchés et nos prévisions à ce sujet. Selon lui, fin avril, les marchés auront retrouvé leur souffle et repartiront, car les gens continuent à produire et à consommer. Bien que je partage son opinion, quant à la continuité de la production et de la consommation, je ne suis pas certaine que cette crise sera surmontée si rapidement (sauf apparence). Car ce sont les sociétés qui produisent le plus, en terme de valeur ajoutée, qui sont le plus touchées (hormis quelques secteurs exposés, dont les banquières). Par ailleurs, ceux qui assurent la consommation (de masse) ont de plus en plus de mal à maintenir un niveau de vie décent et manque de liquidité oblige (pas de réévaluation de salaire et obtention de crédit plus difficile), ils vont forcément devoir consommer moins (pour gagner en dignité). Ce ne sont pas les marchés émergeants qui pourront soutenir ce rythme, puisque c’est une minorité de personnes qui bénéficient de ce boom économique que les spécialistes appellent « croissance » et qu’en majorité, ils consomment « luxe ».

Puis, nous avons passé en revue le rôle du pétrole, sa flambée, certaines des raisons (un baril ne coûte à la production que quelques dollars en Arabie Saoudite), nous avons mentionné le dollar, justement, qui selon moi pourrait encore aller plus bas (il suffit que des prochains contrats d’importance soient conclus en EUR pour faire perdre encore d’avantage de terrain à cette monnaie), sur ce point nos vues sont assez semblables….la baisse du dollar risque d’avoir un effet négatif sur les pays à forte exposition, dont la Chine (le Japon étant déjà touché).

Nous mentionnons également l’importance pour l’Europe de développer des énergies alternatives (solaires, hydrauliques, éoliennes),  afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des pays exportateurs de gaz et de pétrole, et notamment de la Russie. Je lui confis que malgré les accords de Gazprom avec des sociétés « dites » européennes telles que Total, ENI, E-on et autres, laisser des secteurs tels que l’énergie aux mains de quelques privés (personnes) est un risque énorme pour tous les pays européens et notamment pour les particuliers (il suffit pour cela de regarder ce qu’il se passe en Ukraine, où l’Etat russe use de sa domination gazière pour faire plier l’ex pays de l’URSS)…il en va de même pour l’agroalimentaire (et toutes ses majors) et l’eau (le groupe Nestlé possèdent la majorité des sources européennes !!).

Pour tous ces points essentiels, l’Europe doit se doter d’une politique commune (malheureusement pour nous, ce n’est pas à l’ordre du jour du traité de Lisbonne…le « mini traité »)…mais pas de polémique

Nous abordons enfin l’Afrique. Ce « pays de personnes sous développées par rapport à nous !! », me dit-il, car pas de Culture ! Je lui mentionne qu’il suffit d’aller en Ethiopie ou au Mali pour constater que c’est faux. Que leur culture est peut-être parfois différente de notre conception de la Culture, de nos cultures, mais qu’elle n’en est pas pour autant moins riche. Il me répond que ces deux pays font parties des rares exceptions. Qu’il connaît bien l’Afrique (il a fait beaucoup d’affaires là-bas) et que c’est une « race  moins développées » que la notre (c'est-à-dire les blancs, voir métissés et qu’il n’y a pas grand-chose à attendre d’eux. Qu’ils ne sont mêmes pas capables de construire des routes. C’est exact, mais ce n’est pas forcément ce que l’on recherche à faire. Puisque la seule chose qui intéresse les « investisseurs » et les autres en Afrique, c’est la richesse de son sol (Diamants, or, pétrole, cuivre, caoutchouc, etc…), ou son exploitation (à tous niveaux).

Ce matin, un petit article d’un journal suisse gratuit (les gens ne lisent plus que ça) faisait allusion aux « chiffres » mentionnés par deux ONG (dont Caritas, j’ai oublié le nom de l’autre) qui sont en désaccord : le premier mentionne que toutes les secondes, en Afrique, 6 000 enfants meurent de faim, selon l’autre ONG, ce sont 30 000 enfants (la différence, nous explique le journal, tient que l’un compte la mort directe liée à la famine et l’autre indirecte (incluant les décès subvenus en raison de malnutrition). Je me sens indignée ! Qu’est-ce que ça peut faire de savoir si c’est 6 000 ou 30 000, ce chiffre est tout simplement ENORME, HORRIBLE et ça ne devrait même pas pouvoir exister au XXIe siècle.

Pour reprendre l’exemple de Mohamed Larbi Bouguerra, dans son essai « Les batailles de l’eau, pour un bien commun de l’humanité » : c’est comme si chaque jour 15 Boeing s’écrasaient et qu’aucun journal TV et autre média n’en faisait mention. Ce serait « scandaleux », et pourtant, c’est une réalité, grand silence. Et dire que les journaux français ont fait leurs choux gras avec l’affaire de l’Arche de Zoé. Je ne suis pas en train de dire qu’il n’y a pas eu d’erreur de la part de cette ONG (ou des responsables), mais remettons les choses dans leur contexte. Même si le but recherché n’a pas atteint son objectif, il s’agissait néanmoins de sauver des vies d’enfants, d’enfants d’Afrique, qui vivent dans des pays en guerre (Tchad, Soudan), et/ou la famine règne en maître, après certaines juntes ou armées.

Certes l’ Arpatheid, en tant que telle n’existe plus, mais ses frontières se sont répandues et touchent la quasi-totalité des pays, faisant encore plus de dégâts, car entrée dans les meurs ou les conditions de traitement au quotidien de l’Afrique.

… mais comme dirait le client, durant le déjeuner «  nous sommes beaucoup trop nombreux sur cette planète, et nous n’allons pas changer nos « habitudes » de vie ni de consommation, donc… »

Décidemment, je pratique un métier qui devient de plus en plus difficile, car j’ai du me « taire » sur des remarques « insupportables », pour ne pas risquer d’être « remerciée » : un de ses meilleurs amis fait partie de notre comité d’administration. Il n’empêche  que ce soir, j’ai encore un goût amère dans la bouche, la gorge serrée en pensant à nos propos, à tous ces enfants, qui pourraient, d’une manière ou d’une autre, être les « miens »…

Je ne sais pas si j’ai des pensées « marxistes » comme me l’a dit le client (je n’ai jamais lu Marx), mais si Marx considérait qu’il n’y a pas d’hommes meilleurs que d’autres (ou de race supérieure) , alors peut-être suis-je marxiste, mais au moins,s’il y avait eu plus de marxiste (dans cette définition)  nous aurions éviter pas mal de génocides, dont l’holocauste, et l’histoire en cours serait bien différente, il suffit pour s’en convaincre de demander par exemple à un enfant de Palestine ou même d’Israël -  les enfants ne sont pas responsables de la « bêtise » des adultes,  ils apprennent seulement à devenir « semblables » aux adultes…et si « la masse » est aussi stupide que le client l’a mentionné ce midi, alors malgré une reprise des marchés, il y aura encore beaucoup de vilains jours pour beaucoup de monde, trop de monde.

Voilà pourquoi j’aimerais avoir raison, ou penser que le client à tort quand il dit que « la masse » est b-ête, car elle suit le mouvement… car d’autres clients me donnent espoir !

Par DELSHA - Publié dans : Reflexions - Communauté : (Re)pensez le monde
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