Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 21:46

Dernièrement j’ai pondu un texte sur la question du fond et de la forme*, une manière d’entrer en la matière et de parler de la création de sociétés en forme de coquille vide, à l’image des entreprises, des gouvernements. On y met les formes à grand renfort de communication, de marketing et de slogans, de désinformation puis de réformes.

En se penchant d’avantage sur ce thème, il est aisé de constater que le fond importe peu puisque seul est porteur l’image renvoyée, perçue même si déformée…le jeu du miroir dans l’eau, une façon d’imager cette image et de la rendre plus concrète.

Pour aborder le fond, les problèmes de fonds, mieux vaut être le mieux placé (rang, niveau) au risque de se prendre une gamelle et de toucher le fond.

Les représentants politiques, les grands économistes et financiers, les grands entrepreneurs ont défini le cadre et imposent, de manière plus ou moins directes (ou détournées) leur image. Depuis peu, grâce aux successions de crise (financières, sociales, climatiques, etc) ils mettent de moins en moins les formes.

Malgré ce constat quasi unanime, il demeure difficile de pouvoir s’exprimer sur la question sans susciter de brouille, perte momentanée d’images mais avec montée de ton. Un peu comme il se produit lors de la recherche de canaux sur un écran de TV.

Le discours est mal perçu, trop sérieux car renvoie une image peu réjouissante. Un peu comme s’il s’agissait d’une fatalité : Peu importe le « présent » pourvu que l’emballage soit beau…et c’est comme ça que certain se sont vus passé sous le nez un joli « paquet

fiscal » …entre autres !

Les privatisations à tour de bras ont privé les pays du Sud (et ceux de l’Europe de l’Est) des ressources nécessaires à leur bon développement.

Les fusions et acquisitions à répétition ont fait le nez à des milliers d’emplois (des plans sociaux qui n’ont rien de social…mais c’est juste pour la forme !).

La mondialisation, terme néolibéral pour exprimer la domination des administrateurs aux quatre coins de la planète, appauvrie le monde et dérobe la planète de ses ressources, en provoquant moult et moult déséquilibres. Je pourrais développé, mais ce n’est pas le thème abordé….

Quel est donc le lien, le point commun entre privatisations abusives, paupérisation du Sud et gentiment du Nord, les désordres et crises diverses, le chômage et le pouvoir d’achat des Français ?

Un homme : M. Friedman

Ses descendants : partisans de sa théorie relayée par les élèves de l’Ecole de Chicago et ses filières

Un modèle : une économie ultralibérale (néolibérale dans le texte)

Une idéologie : Remplacer l’Etat par le « corporatisme » au sein des sociétés…

Une passation de pouvoir en forme de tour de passe-passe !

 

D’un côté, les institutions internationales font mine de s’apitoyer sur la pauvreté grandissante, la famine, le chômage, le réchauffement climatique, la pollution, etc…sans pourtant remettre en cause, ou même soulever la question du rôle de ces « super corporates » (multinationales, ces dernières n’étant plus exclusivement américaines, la libéralisation des échanges obligent).

Alors même que ces dernières délocalisent, exploitent, font pression…Le lien est pourtant sans équivoque…mais ne se fait guère (il y aurait également beaucoup à dire sur les soi-disant « guerres contre … le terrorisme», « guerres pour … la démocratie », mais une fois de plus, ce n’est pas le thème du jour) Ce lien ne se fait pourtant pas ou peu, de façon si marginale. Remettre le rôle des ces multi nationales en question risquant fort de faire renaître le spectre du communisme (socialisme, démocrate étant des termes politisés pour donner l’impression de choix lors du dernier bastion démocratique : les élections ! Le principe du bonnet blanc, blanc bonnet.

S’opposer à ces firmes : Impensable. Elles permettent la création de milliers d’emplois (et en suppriment des millions en avalant ses consoeurs), elles garantissent les fonds nécessaire pour donner forme aux campagnes présidentielles de plus en plus médiatisées et coûteuses (généreuses participations), elles assurent aux élus une retraite dorée au sein de leur conseil d’administration…et le tour est joué.

En agitant le spectre d’un mal imaginaire (ou déformé par tant d’images), on détruit dans l’œuf les seuls mouvements dignes d’éclore

Alors, coquilles vides ou œufs garnis ? Même un enfant de 3 ans s’aurait faire la différence…avec un adulte plein de convictions la tâche est bien plus compliquée.

On ne fait pas « d’hommes » lette sans casser des œufs, encore faut-il ne pas s’accommoder de coquilles vides.

 

*

Le texte original a été envoyé à mes amis exclusivement, qui ignorent le lien de ce blog. Il sera rajouté prochainement. 

 

Par DELSHA - Publié dans : Reflexions - Communauté : (Re)pensez le monde
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